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La Mountelenco - Rosa Bordas

 
La Mountelenco - Rosa Bordas Content : La Mountelenco
Lettre de Rosa Bordas à Frédéric Mistral
La chanson humanitaire
La ‘Patti de la chope, prima donna du ruisseau’
Frédéric Mistral à Jean Joseph Bonaventure Laurens, felibre adoulènti
Rendez-vous avec Carvalho, directeur de l'Opéra Comique de Paris
Martineto par le doux Grivolas
Théodore Aubanel / Teodor Aubanèu
Rosa Bordas, rouge du Midi
Marie Martin par Jean Joseph Bonaventure Laurens, 1849
François Jouve - La Canaille
Auguste Escoffier, le Vatel de la restauration
Rosa Bordas et les Fêtes annuelles en l’honneur de St-Gens
E dóu dardai fendè la braso – Et des dards du soleil elle fendit la braise
Lettre de Rosa Bordas à Frédéric Mistral - Saint Eugène
Castil Blaze, Alibert, Mayol, Fernandel,...
Monteux, Ruggieri, Café-chantant, Café-concert, opérette,...
Références - Bibliothèque Inguimbertine
Almanach Provençal - Armana Prouvençau / Le Pèlerinage de Saint Gens - La Marcho de Sant Gent
Conférences, Expositions et Bibliographie sommaire
Discographie et Textes
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Castil Blaze, Alibert, Mayol, Fernandel,...

 

Pour l’Histoire, citons Castil Blaze (auteur du livret du Barbier de Séville en Provençal) dans son étude sur l’Opéra Italien (p. 48-49) : Monteux, Théâtre 19ème siècle ‘ … c’est par L’Adoration des Rois, tragédie sainte mêlée de chants, qu’en 1825 les habitants de Pernes ont fait la clôture, sans doute définitive, de ce genre d’exhibitions dramatiques.

 

Si l’on excepte les prophéties, que le grand prêtre lit en latin, de temps en temps, la pièce est toute en couplets chantés sur le même air, et taillés sur ce modèle !

 

L’auteur est inconnu ; son style, quoique barbare, ne semble pas remonter à plus de 33 ans. L’Adoration des Rois avait été mise en scène à Monteux, en présence du Préfet du Vaucluse Delattre, avec un grand appareil de décors, de costumes, de chœurs et de symphonie, le 4 mai 1808.

 

500 acteurs et comparses figuraient sur le théâtre immense que l’on avait élevé contre le rempart, en dehors, près de la grande route d’Avignon à Carpentras. Commencée à 8 h du matin, la représentation n’était pas terminée à 5h du soir. Les rôles de la Ste Vierge, de la reine de Judée, et de leurs suivantes, étaient remplis par des femmes ; heureuse et seule innovation qu’on se fût permis en cette circonstance : les us et coutumes traditionnels avaient été fidèlement suivis pour tout le reste.

 

J’assistais à cette exhibition curieuse. Après le succès obtenu sur le théâtre en plein air de Monteux, et les applaudissements furibonds prodigués par un auditoire de 30 000 admirateurs, L’Adoration des Rois se promena dans plusieurs autres communes de l’arrondissement de Carpentras, et finit à Pernes le cours de ses triomphes.

 

On ne manqua point de donner aux acteurs le nom des personnages qu’il avaient représentés, et beaucoup de ces comédiens de campagne conservent encore le sobriquet indélébile de l’Ange, de St Joseph, du Roi Maure, de Satan ou d’Hérode.’

Les Tuileries en 1870 - Paris

Les archives communales rapportent une demande des limonadiers – transmise par le Maire Hyppolite Dampeine (le même, alors jeune officier, pris dans la manifestation des Tuileries, avait salué avec vigueur sa ‘petite patrie’ en apostrophant l’idole du jour, la Bordas) – qui manifestaient le désir de laisser leurs portes ouvertes jusqu’à deux heures du matin pour les fêtes votives des 24 au 27 août 1901.

 

Le Café Achaume, café-chantant, ouvrait le dimanche et par la suite prit de l’importance jusqu’à tenir également la grande salle du Casino Achaume, aujourd'hui salle de Cinéma désaffectée, où se donnèrent en octobre 1906, Mam'zelle Nitouche et Les Mousquetaires au Couvent ; et pour la seule année 1907, d’avril à août, les représentations lyriques de Faust, Carmen, Mireille, Gillette de Narbonne, Mignon, La Favorite… et en 1918 une soirée de Noël en faveur des familles de combattants !

 

Casino Achaume  Journal Le Ventoux,

Chronique de Monteux, 19 avril 1907

 

‘La grand tournée d’Opéra, dont nous ne saurions assez faire l’éloge, sera de nouveau, samedi prochain, dans nos murs. La foule nombreuse, qui remplissait la salle, a longuement applaudi chacun des acteurs, sur l’affiche, pour le 20 courant La Favorite, opéra en cinq actes, musique de Donizetti. Nous aimons à croire que le population montilienne se portera, samedi prochain, tout entière, au casino Achaume pour acclamer les excellents acteurs que sont MM. Bégot, Beauchamp, Ellisson, Mme Alice Borel, etc…’

 

Edifiée à la Belle Epoque en 1895 par Benjamin Maurizot sur d’anciennes aires à battre le blé, avec la somme de 45 000 F or provenant de la vente des Café et Casino Achaume où se faisaient et défaisaient les fortunes montilinennes au temps de la garance, la salle de spectacle de l’Eden Maurizot, attenant à l’Hôtel d’Orient, était devenue peu à peu le pôle d’attraction des artistes, chanteurs, illusionnistes, comédiens de l’entre-deux guerres.

Fernandel

On raconte que Fernandel, le comique troupier en pantalon rouge, veste et képi, y fit ses débuts officiels ; que pour Mayol, au mois d’août, la foule se pressait jusque dans la cour garnie de tables que l’on protégeait d’une bâche en cas de mauvais temps. Un ancien de Monteux nous confie : ‘la salle était archicomble, il en venait de partout, d’Entraigues, de Pernes, Salon, Marseille, Avignon, on payait deux sous l’entrée, on se réjouissait à l’avance et je pourrais citer les noms de Dranem, Valies, Georgel, Dounat, les Max André, Perchicot, Max Régnier, Trewey, Alibert (gendre de Vincent Scotto qui possédait une maison à Loriol du Comtat), tous accompagnés par l’orchestre dirigé par Camille Mouillade, professeur de musique en titre.

 

Alibert_imitant_Mayol_vers_1910aLe samedi , répétition générale, apéritif concert à 17h, consommations obligatoires. Le spectacle en soirée se déroulait dans la grande remise actuelle, vaste salle décorée en trompe-l’œil à l’italienne ; balcon où trônait le portrait du fondateur, Benjamin Maurizot, par Benoni Auran, scène assez spacieuse pour recevoir des troupes comme les Tournées Barret, Fortuné Ainé, Fortuné Cadet, etc. Le programme, établi depuis des mois par M. Roux, l’agent lyrique d’Avignon conjointement avec Benjamin puis Paul Maurizot, comportait dix ou douze interventions, comiques, déclamation, chant, opérette, musique légère, acrobates…’

 

Nouvelles de l’Arrondissement – Monteux –

Journal Le Ventoux, 29 août 1919

 

Fête de St-JeanProgramme de la fête votive qui sera célébrée les 30, 31 août et 1er septembre : pendant toute la durée de la fête, grand café-concert, grand bal desservi par un brillant orchestre.

 

ConcertA l’occasion de la fête, réouverture des grands concerts d’avant-guerre au casino Maurizot. Samedi et dimanche, grandes soirées. Tableau de la troupe : Les Trèfles, dans leurs sketchs à transformation ; M. Joannid, le réputé fin diseur : M. Freydet, comique ; Mme Yvette Cherey, chanteuse à voix ; Mme Rouenna, fine diseuse ; Mlle Hélène Paray, diction ; les Villé-Régis, duettistes ; les Coursons Fils and Marguarita, acrobates. Grand orchestre.

 




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